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Russie : La frontière

Publié le

Depuis le début de notre voyage, et même si nous avons traverser une vingtaine de pays, le passage des frontières a toujours été une simple formalité. Soit il n’y a personne (merci Maastricht), soit une cahute pour la forme, soit un contrôle des passeports (aux aéroports notamment) et au plus, une seule fois, un coup d’œil dans le camping-car.

Cependant, en préparant le voyage, nous avions lu les récits de voyageurs passant en Russie avec leur propre véhicule. L’entreprise n’était pas insurmontable mais elle demandait de la patience (voire quelque frais supplémentaires).

Avant tout, il faut l’obtention d’un visa qui s’obtient à partir du moment ou vous avez une invitation de la part de quelqu’un en Russie (ami ou hôtel). Aïe, voyageant en camping-car, nous ne rentrions pas dans le moule. Heureusement, il existe tout un tas d’agences tout à fait légales qui délivre des fausses (véridiques) invitations, moyennant finances bien évidemment.

Ensuite, une fois le visa obtenu (qui pour le touriste lambda est valable trente jours), tout est encore à faire car il ne garantit pas l’autorisation du véhicule à rester en Russie pour la durée du visa (Vous suivez ?). Il va falloir être persuasif…

Bref, nous savons donc à quoi nous en tenir quand, en approchant de la frontière Russe, nous remontons une file de camions en attente sur plus de six kilomètres. Heureusement, à l’approche du premier poste de contrôle la file des véhicules privés est bien plus petite (pour améliorer nos chances, nous avions décidé de passer le dimanche matin). Nous nous arrêtons en plein milieu d’une voie comme indiqué par une placide soldat et rentrons dans le bâtiment.

Après un contrôle des passeports en règle, nous voilà ressortis. Le même placide soldat nous indique de repartir. Nous voyons des panneaux sur les consignes routières en Russie et au bout de d’un moment, nous nous demandons si nous en avons terminé. Que néni, une deuxième barrière se profile à l’horizon. Nous stoppons le camping-car à l’endroit indiqué (en premier sur une file) et nous sortons. Personne ne vient nous voir et nous nous demandons bien où aller chercher les papiers que les gens tiennent en faisant la queue à deux guichets. Au bout d’un certain temps de déambulation, et après avoir compris que personne chez les douaniers présents à l’extérieur de ne parlait anglais, un finlandais nous indique la marche à suivre, à savoir : Passer devant tout le monde pour demander aux guichets les formulaires et faire la queue une fois remplis. Facile, sauf que les formulaires sont soit en russe, soit en allemand. Nous avons pris allemand et avons bataillé un peu surtout celui du véhicule qui demandait les données techniques.

Nous repartons faire la queue et passons avec succès le premier guichet, celui qui valide le visa. Le deuxième guichet est pour le camping-car. Heureusement la douanière parle un peu anglais et nous complétons les cases que nous avions laissées vides. Tout cela prend du temps car il faut aussi que je fasse mon numéro de charme pour avoir le droit de rouler avec tout le mois de juin (si c’était un douanier, Valé avait préparé quelque chose aussi). Les enfants interviennent au bon moment, comme convenu, et, enfin, nous avons le tampon salvateur. Franchement, la douanière était cool (pas mon style, mais cool !!).

En repartant, nous constatons qu’un autre guichet est ouvert car nous avons fait un bouchon énorme. A tel point que l’étape suivante, la fouille, a été réglée en vingt secondes, juste le temps pour le douanier de nous faire ouvrir la porte arrière.

Après une heure et quart, nous voici en Russie. Il y aura sûrement encore du temps à passer pour en sortir, mais pour le moment nous savourons…les nids de poule, les crevasses et autres détériorations qui lézardent la route tous les vingt mètres.

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