Grèce (suite et fin)
Après Athènes nous prenons la direction du sud pour rejoindre le Péloponnèse. Pour cela, nous traversons le canal de Corinthe. Il n’est finalement pas très long (6km) ni très large mais ça reste quand même impressionnant.
Cette semaine est un peu particulière pour les enfants car nous ne leur faisons pas l’école : Ce sont les vacances.
Peu après, nous retrouvons les côtes sauvage exemptes d’industries lourdes. A nouveau, nous savourons le plaisir d’être le soir au bord de plages jolies et désertes.
Le Péloponnèse concentre la plupart des sites antiques. Notre première étape est celui d’Epidaure, dédié au dieu de la médecine et réputé avant tout pour son théâtre superbement conservé. L’acoustique est stupéfiante : Nous entendions parfaitement Lilou qui, placée au milieu de la scène, nous parlait normalement.
Nous avons ensuite visité l’île d’Hydra qui à la particularité de ne pas avoir de voiture car il n’y a tout simplement pas de route. Les déplacements entre les villages se font par bateaux ou, pour ceux dans les terres, à dos de mulets. C’est le premier lieu où nous rencontrons des paysages type « le grand bleu », avec les maisons blanches, les toits presque plats et la mer bleue, bleue, bleue.
De retour sur le continent, nous partons à Nauplie. Nous visitons la vieille ville située en partie sur une colline où poussent des cactus en pagaille. De là, nous apercevons le fort Palamède mais préférons passer l’après-midi à la mer plutôt que de grimper à son sommet.
Nous visitons ensuite le site médiévale de Mystra. Egalement à flanc de colline, ce site était habité à son apogée par 20 000 personnes. Aujourd’hui, après les guerres, les tremblements de terre, les pillages, etc, seules les églises byzantines ont résisté mais on voit quand même qu’elles ont souffert. Globalement, nous avons été déçu.
Après ce site, nous partons dans la Magne, une région située à l’extrême sud du Péloponnèse. Ici, le paysage change et devient plus sauvage avec un côté austère (il faut dire que nous n’avions pas un super temps).
Nous entamons notre remontée en longeant la côte ouest. Il est toujours aussi agréable de s’arrêter sur les plages. A l’une d’entres-elles, Yohan attrape son premier poulpe. Les enfants étaient ravis.
Avant de rejoindre le site d’Olympie, nous passons par le temple d’Apollon de Bassae. La route pour y accéder est splendide (le temple est situé à 1130m d’altitude), mais le temple est décevant, en raison notamment de la tente qui, depuis 25 ans, le protège des intempéries. On n’a aucun recul et le site étant en cours de restauration, seuls deux côtés sont accessibles.
Le temps reste très bon mais un guichetier nous a prévenu que ça n’allait pas durer. Nous profitons donc encore de la plage.
Nous visitons ensuite Olympie, où avait lieu les fameux jeux. Très peu de chose sont encore debout mais on peut se faire une idée assez précise de l’étendu et de l’importance du site. S’il subsiste des bâtiments liés aux sports, reste aussi beaucoup de vestiges de temples, d’ateliers et de maisons « princières ». Le musée regroupant les objets découverts sur le site impressionne et complète parfaitement la visite.
Nous terminons notre tour du Péloponnèse en passant par Mycènes. Ce site est très différent des précédents car il est bien plus vieux (700 ans de plus que l’Acropole). Nous découvrons donc un peu de la civilisation Mycènienne. Et on peut dire que c’était des sacrés bâtisseurs ! Les remparts, surtout les portes d’accès et les tombeaux étaient construits avec des blocs de pierre immenses, un peu façon Incas mais fabriqués 2000 ans avant. Impressionnant.
En repassant le canal de Corinthe, cette fois nous voyons un bateau se faire remorquer. Il y a un peu de marge sur les côtés mais faut quand même pas en avoir un coup dans le nez !