Changement de programme…
Voici un peu plus de quatre mois que nous sommes partis et le moral des troupes change quelque peu.
Depuis peu, Valé pense de plus en plus souvent à sa maison et surtout à ses habitudes qui commencent à lui manquer : Emmener les enfants aux activités, les chercher à l’école, sa maison, préparer Noël, ce genre de chose. Mais la perspective des futurs pays à traverser prévaut encore, ce qui, finalement, influe peu sur son moral
Pour Yohan, Mia et moi, rien n’a changé depuis le premier jour. Nous vivons dans un espace temps réduit à la journée qui débute par le lever du soleil et où nous avons jusqu’à son coucher pour découvrir, pécher, visiter, se baigner, et faire tout se qui nous passe par la tête d’intéressant. Le mauvais temps n’est pas dérangeant même s’il perturbe nos activités et les quelques choses qui nous manquent, sont très nettement compensées par l’attrait de la nouveauté inhérent au nomadisme.
Enfin, Lilou a été la première a ressentir l’éloignement avec tous ce et ceux que nous avons laissés en France. A partir de la Croatie, elle a réclamé de temps à autre, tantôt sa cousine, tantôt telle ou telle copine avec une fréquence en constante augmentation. Ce ressenti a disparu à Athènes où nous avons retrouvé une foule et un fourmillement très dense. En revanche, la semaine suivante, semaine pour nous de vacances scolaires, le vide n’en a été que plus grand. Son moral s’est fortement assombri et, ni les efforts de Yohan et Mia pour lui remonter le moral, ni la reprise des cours la semaine suivante n’y ont rien changé.
Triste de la voir triste, nous avons donc décidé de rentrer en France assez rapidement de façon a ce qu’elle puisse retrouver ce qui lui manque (sa chambre, les gâteaux poire-chocolat, sa cousine, la danse, les copines, les grand-parents, …). Il était d’ailleurs étonnant de voir, lors de notre rencontre avec Laurence et Xavier (dont je tairai l’âge !!), à quel point, le temps d’une soirée, ils avaient « pris » (sans rien avoir demandé) le rôle de grand-parents de substitution. Les enfants étaient toujours à les coller.
Nous passerons donc les fêtes de fin d’année en France pour repartir quand le moral de Lilou sera regonflé à bloc.