Italie
Dans notre projet, nous avions envie de passer du temps en Italie. Nous y sommes déjà allés mais jamais dans le sud et Valé ne connaît pas Rome.
Seulement, à cette période, nous craignons un peu le monde, mais surtout la chaleur pour Rubson. Nous ne pouvons pas le laisser dans le camping-car et il n’est pas accepté dans les monuments.
Nous avons finalement décidé de longer la Riviera del Ponante et la Riviera del Levante puis de remonter plein nord pour rejoindre l’Autriche qui nous offrira des températures moins chaudes.
Nous traversons la frontière après avoir fait une halte à Menton pour visiter d’une part, mais aussi pour faire le plein d’essence. Nous savons que le prix du litre de gasoil en Italie est autour des 1,70 euros.
Nous longeons la côte très escarpée avec tantôt des routes en corniche et tantôt des traversées de ville en bord de mer. En début d’après-midi, nous trouvons un petit parking à l’entrée de San Lorenzo al Mare, surplombant la mer et avec un chemin d’accès à la plage. Nous nous y garons et partons nous baigner. Nous dînons le soir devant un coucher de soleil bien sympathique.
Notre objectif en ce début de parcours italien est de visiter le promontoire de Portofino. Nous atteignons San Marguerita de Ligure le troisième jour, après un trajet ponctué d’arrêts au grès de nos envies. C’est de là que nous prenons le bateau pour Portofino. Une route mène au village mais elle n’est pas accessible en camping-car. Et puis le bateau c’est quand même bien plus sympa !!
Nous visitons ce que nous découvrons être le St Tropez italien (avec quand même moins de touristes) : Yachts immenses, boutiques de luxe… Néanmoins, c’est très joli et préservé. Nous nous promenons jusqu’au phare et nous arrêtons à la plage…qui doit faire 50m². Cela n’empêche pas Yohan et Lilou de partir à la pêche au crabe et de faire une bonne prise. Pour ma part, j’ai ramené des méduses de ma première (et du coup dernière) plongée.
Après Portofino, nous poursuivons notre voyage vers les Cinque Terre. Marc, un collègue, m’a parlé de cet endroit qu’il a découvert au cours de récentes vacances. Il était enthousiasmé et avons décidé d’y aller. Nous faisons une première halte à Monterosso qui se trouve à l’entrée des Cinque Terre, zone très abruptes de collines qui plongent dans la mer, classée depuis une quinzaine d’années sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO. Nous passons l’après-midi à la plage et apprenons que nous ne pourrons pas aller plus loin en voiture, les pluies torrentielles de l’automne dernier ayant fortement abîmé les routes : Elles sont encore en réparation. Vu la chaleur (35°C à l’ombre), laisser Rubson dans le camping-car pour y aller en train n’est pas une option. Nous contemplons donc les petits villages de pécheurs de loin (Vernazza et Manarola) et nous résignons à ne pas pouvoir aller plus loin.
Nous commençons ensuite à remonter par le Nord pour se rapprocher de l’Autriche et essayer de croiser les Vallon-Lagrange de retour de Croatie. Nous faisons un arrêt à Parme. Nous nous garons près du parc Ducale où les tortues côtoient les cygnes et les canards dans les bassins. Nous visitons le centre monumentale avec le dôme, le baptistère et le palais de la Pilotta. L’ensemble est joli mais ce qui nous impressionne, c’est la propreté de la ville et le peu de voitures qui y circulent (surtout pour une ville de 200 000 habitants). Tout le monde est à pied ou à vélo et le réseau de bus est très au point. Du coup, nous ressentons le temps de prendre le temps et nous entrevoyons la Dolce Vita italienne. De plus les gens sont on ne peut plus serviables et font de réels efforts pour essayer de répondre à nos questions. Après discussion, nous apprenons que beaucoup d’habitants ont déserté la ville pour « se réfugier » au bord de la mer en raison de la chaleur presque étouffante (37°C à l’ombre).
Nous poursuivons notre route vers Vérone. Nous traversons d’immenses étendues de vergers et en profitons pour faire le plein chez les producteurs. Nous nous posons à Lazile, au bord du lac de Garde. Nous y restons deux jours pour profiter de la baignade et pour motiver les enfants à visiter Vérone. Ces derniers occupent leurs journées à faire de la poterie, pendant que valé et moi lisons et étudions la suite du voyage.
Nous partons visiter Vérone. Il y de nombreux bâtiments anciens (Castevecchio, ponte Scaligero, les Arènes, …) et des places toutes très animées. Vérone paraît réveillée par rapport à Parme, mais nous voyons aussi beaucoup plus de touristes. Nous terminons la visite par l’ascension de la tour Lamberti et ponctuons la journée par une glace pour tout le monde.
Après avoir constaté que notre portable ne fonctionnait plus et que nous allions rater notre rendez-vous avec les Vallon-Lagrange, nous décidons, avant de poursuivre vers l’Autriche, de faire un petit détour par les Dolomites. Nous y étions passés il y une quinzaine d’années et n’avions vraiment pas eu beau temps. Nous espérons nous rattraper cette fois-ci. En chemin, nous faisons une halte au bord du lac de Gavedine situé dans une zone protégée. Nous y découvrons des traces de dinosaures et se faisons une frayeur en pleine nuit en entendant un bruit suspect. Après inspection, il s’avère que c’était l’arrosage automatique de l’aire de loisir où nous étions qui arrosait le camping-car.
Juste après ce lac, le paysage change brutalement. Les formes des maisons changent et les panneaux sont d’abord écrits en allemand avant d’être écrits en italien. Nous avons déjà un peu l’impression d’être en Autriche. Il faut dire que cette région (le Trentin Haut Adige) a longtemps fait partie du pays voisin et sa culture reste encore aujourd’hui germanique. Elle bénéficie même, comme quatre autres régions, d’un statut spécial d’autonomie. Nous passons Bolzano et enfilons le Val d’Ega pour nous retrouver dans le val di Fassa, superbe vallée dominée par les masses calcaires des Dolomites dépassant les 3000m. Nous dormons à Campitello di Fassa en compagnie de notre première averse depuis notre départ : Vive les Dolomites !!
Heureusement le lendemain il fait beau et nous pouvons profiter des superbes vues qu’offrent les cols di Pordoi et le col di Sella, notamment sur le Marmolada qui culmine à 3342m. Nous pique-niquons dans les alpages et descendons par le Val Gardena. Cette fois la frontière autrichienne n’est plus très loin.
Notre premier sentiment sur l’Italie est celui d’un pays qui a changé depuis nos dernières visites. Les gens sont incroyablement plus respectueux qu’il y a quinze ou vingt ans. Tous portent les casques sur les scooters, laissent passer les piétons aux passages cloutés, respectent les limitations de vitesse, les feux et plus personne ne klaxonne. Incroyable !! Et puis il n’y a plus ces chantiers en cours partout, tout est propre, rangé. Nous avons fait, suite à une erreur de mon GPS assis sur le siège passager, un tour dans les zones industrielles de Parme, elles sont on ne peut plus carrées. Vraiment, il y a eu du changement dans le bon sens. Si nous faisons le sud de l’Italie dans quelques mois, nous verrons si changement est perceptible là-bas aussi.