Norvège : Le Nordfjord et le Storfjord
Pour atteindre le Nordfjord, nous passons à proximité du parc national du Jostedalsbreen. Ce parc accueille l’un des plus grand glacier européen. Recouvrant un plateau sur près de 500 kilomètres carrés, ces extrémités descendent dans les vallées telles de gigantesques langues de glace. La route que nous empruntons passe à proximité de l’une d’entre elles, nommée la Boyabreen. Puis nous remontons la vallée d’Olden, magnifique avec ces trois lacs successifs. Au bout, nous faisons une randonnée pour aller voir une langue de glacier nommée Briksdalsbreen. Celle-ci tombe dans un petit lac où flottent d’énorme glaçons. Nous n’avons malheureusement pas de photo à vous montrer car nous les avons effacées par erreur (ce qui est fort regrettable car c’était une journée avec soleil). Les enfants ont bien marché, seul Rubson a eu du mal à revenir.
Nous partons ensuite pour la vallée de Loen. Celle-ci possède également un lac a l’histoire tragique. En 1905 un énorme pan de montagne s’est affaissé, provoquant lors de son entrée dans l’eau une gigantesque vague qui détruisit en grande partie le village de Bodal. Idem en 1936 où la vague avait atteint 60 mètres de haut. Du coup, on aperçoit bien les masses rocheuses tombées qui forment comme un goulet d’étranglement.
Au bout de cette vallée, à nouveau descend une langue du glacier, mais beaucoup moins grande et impressionnante que celle du Briksdalsbreen.
Néanmoins les bords du lac sont superbes et nous en profitons pour monter le camp. Les enfants jouent sur les berges mais personne de se baigne malgré la tentative de Yohan qui a osé un pied.
Nous profitons de la tranquillité des lieux pour se faire une veillée au coin du feu. Par contre il ne faut pas se dire qu’à la nuit tombée on part se coucher sinon il faut une sacrée réserve de bois. Depuis que nous sommes dans cette région, les nuits, ou plutôt les périodes où le soleil n’est pas là, sont très courtes. Le soleil met un temps fou à passer la ligne d’horizon et quand il a disparu, son aura reste présente toute la nuit. Si bien qu’il fait assez clair pour faire à peu près n’importe quelle occupation à l’exception de la lecture. Notre rythme de sommeil s’en trouve encore décalé et nous nous couchons presque trois heures plus tard qu’en France.
Le lendemain, nous redescendons de la vallée et longeons le Nordfjord. Malheureusement, le temps se dégrade et nous obligeant à délaisser les beaux panoramas aux profits des bibliothèques.
Nous partons ensuite (sous le soleil cette fois) pour le Storfjord et plus exactement pour l’une de ces ramifications, le Geirangerfjord, qui est considéré comme le plus beau du pays (classé aussi au patrimoine mondial de l’Unesco). Pour l’occasion, nous empruntons une route fraîchement ouverte (le matin même) car celle-ci était en cours de déneigement jusqu’alors. Nous longeons un belle vallée où se nichent des beaux lacs, les plus hauts étant gelés et certains le resteront tout l’été.
En descendant du plateau, nous abordons l’un des belvédères qui surplombe Geiranger. La vue sur le fjord y est superbe. Le coin est touristique car deux, puis trois bateaux de croisière mouilleront devant le village.
Aucune route ne longe ce fjord. L’exploration se fait donc par bateau ou à pied. Nous parcourons alors quelques sentiers pour profiter au maximum du spectacle, bien aidés par les enfants qui ont marché comme des chefs.
En repartant de Geiranger par l’autre extrémité, la route offre un dernier joli point de vue sur le village.
Après près de dix jours à explorer les fjords, nous partons rejoindre la côte pour voir à quoi ressemble la mer du Nord.