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L’école buissonnière

Publié le

Pour ce voyage, nous ne souhaitions pas que les enfants n’est pas d’école (et de toute façon, excepté pour Mia, je ne crois pas qu’il soit possible qu’ils n’est rien du tout). Nous nous sentions capables de leurs prodiguer un enseignement et avons opter, après avoir obtenu l’autorisation de l’inspecteur d’académie, pour les cours du CNED.

Nous avons reçu début juillet l’ensemble des programmes de CM1 et CE1. Les documents sont très bien faits et il est assez simple de suivre le programme, d’autant que le CNED est assez souple sur la fréquence de restitution des évaluations : Si un calendrier théorique est donné, libre à nous de l’adapter en fonction des difficultés de l’enfant ou, ce qui est plutôt notre cas, des contraintes du voyage.

L’école buissonnière
L’école buissonnière

Nous avons opté de faire l’école le matin, après le petit-déjeuner. C’est de loin la période où Lilou et Yohan sont les plus réceptifs. Cela dure environ deux heures, avec quelques débordement quand la concentration n’est pas au rendez-vous pour l’un ou l’autre. Valé et moi prenons chacun un enfant, l’un dans le camping-car, l’autre dehors. Nous alternons suivant leurs envies ou suivant la matière.

L’école buissonnière
L’école buissonnière
L’école buissonnière

En fin d’après-midi, nous refaisons trois quart d’heure – une heure de leçon, sur des choses que nous avons vu le matin.

Nous faisons école du lundi au samedi de sorte qu’ils n’aient que deux matières par jour à découvrir. Comme nous ne savions pas trop où nous allions, nous avons commencé quinze jours avant pour avoir un peu de temps pour nous roder.

L’école buissonnière

Aujourd’hui, le rythme nous semble adéquat. Nos difficultés résident plutôt sur trois points :

1. Internet : Si les leçons sont expliquées sur les manuels fournis, beaucoup d’exercices sont à faire sur Internet. Or nous n’avons pas suffisamment accès à Internet pour les effectuer. C’est en anglais que l’écart est le plus visible car l’intégralité des leçons se fait à partir de l’ordinateur. Nous pallions en leur fournissant des exercices de notre cru mais pour l’accent « british », il faudra repasser.

2. Notre patience : En effet, il nous a fallu accepter que les enfants ne puissent pas savoir faire un exercice ou ne pas retenir une leçon « tout de suite », surtout sur des sujets qui nous paraissent faciles car déjà abordés par le passé.

3. L’écriture : Dans l’ensemble, ils écrivent beaucoup moins qu’à l’école : Pas de consigne à noter, de devoirs à marquer sur le cahier de texte…Les exercices du CNED impliquent de la rédaction mais pas assez à notre avis. Yohan rédige par intermittence un petit journal qui pallie cette carence mais Lilou n’ arrive pas à s’y tenir. Nous attendons encore quelques temps pour lui proposer autre chose de complémentaire.

L’école buissonnière
L’école buissonnière

Il leur est arrivé parfois de ne pas avoir envie de travailler, plutôt le soir, et surtout quand nous avons retrouvé la mer. Il est vrai qu’interrompre une pêche aux oursins, pile au moment où l’on en voit un « ENORME », pour un cours de français a de quoi vous fâcher avec la langue de Molière…Mais finalement, en prenant des exemples concrets sur le sort de leurs petits camarades ou de leur cousin et cousine, tout est rentré dans l’ordre.

L’école buissonnière

Du coup, nos journées sont assez structurées mais nous les modifions suivant les besoins : Une veillée tardive lors d’un repas festif à Sibenic, et c’est le programme du matin qui est allégé ; la journée complète dans le parc national de Plitvice et c’est le programme du soir qui change.

L’école buissonnière

Pendant ce temps, Mia s’occupe toute seule : Elle joue, dessine, peint et ne nous dérange pas. Quand l’occasion se présente, nous la faisons compter, lui apprenons l’alphabet et la faisons écrire quelques mots. Pas plus car elle en voit déjà tant dans la journée.

L’école buissonnière

Après sept semaines de ce rythme, nous sommes satisfaits. Faire l’école ne nous apparaît pas comme une contrainte dans notre voyage car, même si nous avons ralenti le rythme de notre progression, celui-ci est avant tout un moment privilégié de vie de famille dans laquelle s’insère tout naturellement l’apprentissage de la connaissance.

L’école buissonnière
L’école buissonnière

Cet apprentissage dépasse le cadre scolaire presque tous les jours, au travers des visites et des rencontres que nous faisons. Hier, à Split, comme ailleurs à trois ou quatre reprises, les enfants ont sympathisé avec les pécheurs qui, amusés de leur enthousiasme, les aident, les conseillent, ou leurs donnent une partie de leur pêche. Ils se débrouillent pour se faire comprendre ; Lilou se lance en anglais, Yohan suit. Ils connaissent quelques capitales, s’intéressent aux pays, croisent plein de monde venant de plein d’endroits, découvrent les climats, les fleuves, la nourriture …

Et tout ça l’épuisette à la main !!

L’école buissonnière
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